jeudi 14 juin 2018

Quand la médiation culturelle en musée tombe à côté

Il m'est assez rare d'utiliser ces pages pour pousser des coups de gueule ou critiquer. Je préfère en général utiliser mon temps de plus en plus rare pour parler des initiatives qui m'enchantent plutôt que pour mes déceptions mais, une fois n'est pas coutume, j'avais envie de changer un petit peu de ma bonne humeur habituelle pour m'attarder sur deux expositions que j'ai été voir avec des enfants récemment et qui représentent selon moi des exemples de médiation ratée. 


Le jugement est d'autant plus sévère que ces deux expositions ont été relayées sur les réseaux sociaux par bon nombre de comptes parentaux ou culturels. Avant même de payer son billet, on peut voir des silhouettes d'enfant se détacher sur les fleurs kawaï de Takashi Murakami devenues les symboles de l'exposition Au Diapason du Monde présentée jusqu'au 27 août à la Fondation Louis Vuitton. Nous avons fait le choix d'une visite contée, pensant nous adapter au mieux au jeune âge de nos petits amateurs d'art de 4 ans, la déception a été de taille. La visite ne s'intéressait qu'aux œuvres de Murakami, choix recevable mais un peu regrettable, mais surtout à seulement 4 ou 5 d'entre elles. Nous avons même du insister pour ajouter une des œuvres au parcours conté. 
En plus de la rapidité de la visite, je me suis progressivement rendu compte que nous passions à côté de l'intérêt de la visite dans un musée avec des tout-petits. La guide-conférencière leur a concocté une petite histoire qui inclue les personnages sculptés et peint par Murakami, mais sans jamais leur introduire la notion d'oeuvre d'art ou même d'artiste (elle n'a d'ailleurs jamais prononcé son nom !). L'oeuvre de Murakami interroge dès le plus jeune âge la différence entre le jouet et l'oeuvre d'art, entre ce qu'on peut acheter dans un magasin et ce qui se montre sur un piedestal à raison ou à tord. A aucun moment cette ambivalence n'a été présentée aux enfants : ils savaient qu'ils ne devaient pas toucher, pas courir, pas crier... mais pourquoi, au final ? Qu'est-ce qui faisait de ce lieu un endroit si spécial ? Leur guide ne leur donnera jamais les clefs pour le comprendre.


Autre déconvenue et encore une fois sur fond de surmédiatisation sur les réseaux sociaux, ma visite à l'Atelier des Lumières m'a laissé un goût encore plus amer. Le lieu promet une expérience immersive à partir de l'oeuvre de Gustav Klimt : une sorte de son et lumière accessible à tous qui permet de se plonger dans l'oeuvre du peintre viennois. Les amateurs des Baux de Provence reconnaîtront le spectacle lumineux qu'ils ont pu voir de nombreuses années dans les carrières du Sud de la France.
Concrètement, le spectateur se retrouve dans une pièce immense illuminée par un montage du travail de Klimt, accompagné par des valses viennoises.


Ne soyons pas bégueule : le résultat est beau, cela ne fait aucun doute. On se sent emporté dans la farandole des couleurs, on se croirait dans un champ de fleurs et on contemple l'Arbre de vie pousser devant nos yeux... Mais rien de plus quoi. Il n'y a aucun éléments d'explication sur l'oeuvre de Klimt ou Vienne au début du siècle, quelques cliché des toiles d'Egon Schiele passent par là mais sans même qu'il ne soit nommé.
On dit que l'Atelier des Lumières est kidfriendly : en effet les enfants courent partout, se battent, rigolent comme des baleines et ce même à un certain âge devant l'objectif de leurs parents plus préoccupés par le hashtag qu'ils vont mettre sous leurs photos que par transmettre quelque culture que ce soit à leurs bambins. 
Il est si facile de réduire Gustav Klimt à son côté décoratif, ses peintures sont tellement entrés dans l'inconscient populaire qu'elles ont pour beaucoup perdu le statut d’œuvres d'art. L'exposition de l'Atelier des Lumières montre qu'en voulant attirer le plus grand nombre, on perd parfois complètement son objectif, si bien sûr celui-ci n'était pas de faire le maximum de coeurs sur Instagram et de bénéfice dans les caisses de la boutique. 

Je vous laisse découvrir ces expériences par vous-mêmes, j'espère que vous en sortirez moins désabusés que moi qui ai progressivement l'impression que la culture ne sert plus qu'à certains parents à se faire mousser sur les réseaux sociaux plutôt qu'à partager un moment avec leurs enfants. 

Au diapason du monde, jusqu'au 27 août à la Fondation Louis Vuitton, Parcours "Planète Murakami" à partir de 7 euros pour un enfant. 
Gustav Klimt à l'Atelier des Lumières jusqu'au 11 novembre (une réalisation Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto, Massimiliano Siccardi - avec la collaboration musicale de Luca Longobardi) à partir de 9.50 euros pour un jeune. 

mercredi 16 mai 2018

Aux irremplaçables doudous

Symbole de l'enfance, le doudou est le meilleur ami, le premier confident, le compagnon serviable toujours présent pour braver la tempête. Pas évident de saisir l'attachement qui peut sembler parfois irrationnel aux adultes, mais ces quelques albums parviennent à mettre le doigt sur ce lien si particulier et important.


Lola mène sa vie de petite fille sous le regard attendri de son doudou, Chou. C'est simple, partout où elle se trouve, son cher koala est présent, au moins dans ses pensées. Malheureusement, l'impensable arrive et le quotidien de l'enfant se voit bouleversé par la disparition de la peluche. 
L'histoire débute de façon légère. Les traits qu'Elodie Perrotin donnent à l'adorable Lola en font une petite fille joyeuse à qui rien ne peut arriver. Il lui arrive une déception, que chaque adulte jugerait relativement surmontable mais le charme opère et on est touché par la peine de l'enfant. Même s'il ne s'agit "que" d'un doudou, sa disparition va donner lieur à une véritable battue dans la maison, dans le quartier et même à l'autre bout de la planète où habite le cousin de Lola. Si les illustrations exagèrent les émotions de Lola (dont les rigoles de larmes tombent en jet jusqu'au sol) on ne prend jamais ses émotions avec désinvolture, comme elle, le petit lecteur sera mortifié à l'idée de perdre son fidèle ami, et comme ses parents, les adultes auront envie de tout faire pour qu'elle le retrouve... Quitte à s'arranger un petit peu avec la réalité si besoin.


Rassurez vous, les couleurs vives de l'album et les mines engageantes des personnages ne vous ont pas trompé sur la marchandise et malgré la grande tristesse liée à la perte de son doudou tout finit par s'arranger pour Lola et Chou, ou plutôt... Un koala en peluche qui lui ressemble énormément ! 
Cet album aborde avec énormément de tendresse le petit drame de la perte du doudou en hésitant pas à faire un clin d'oeil complice aux parents qui ont parfois plus d'un tour dans leur sac pour éviter ces petites tragédies de l'enfance.

CONCOURS : Jusqu'au 20 mai vous pouvez tentez de remporter 3 exemplaire de La Disparition de Chou ainsi que des étiquettes personnalisables de la marque Ludilabel pour être certains de ne pas perdre le meilleur compagnon de votre enfant :

Le roi entre dans son château avec une mystérieuse boîte bleue. Dans son bain, à table, sur son trône, il emporte sa petite boîte partout et ne cesse de la couver du regard. Quel trésor rarissime peut-elle bien contenir ? 
Vous devinerez facilement quel joyau de la couronne abrite la petite boîte bleue, il s’agit bien entendu du doudou du roi. Les plus jeunes lecteurs et lectrices se reconnaîtront dans l'unique personnage que contient cet album. Il est, en effet, lui-même très petit. Le mobilier de son royaume paraît sur-dimensionné en comparaison à ce minuscule souverain. Le style des illustrations est lui-même presque naïf : de grands aplats de peintures dont on distingue les traces de pinceaux comme on devine nettement les tracés de construction au crayon. Elles sont assez proches des peintures que les enfants pourraient eux-mêmes réaliser : le roi a une figure bien ronde, avec deux ronds de peinture rouge pour figurer ses bonnes joues.


Le style d’Éric Battut s’accorde tout à fait avec l’état d’esprit enfantin. En plus des images, le texte joue sur la répétition d’une phrase qui fonctionne comme un refrain. L’air de rien, l’histoire emmène le petit-roi/lecteur vers son lit où il ou elle peut passer la nuit avec son ours en peluche en sécurité. La chute n’est pas très surprenante, surtout si l’on se met à la place d’un tout-petit pour qui un doudou est l’objet le plus précieux sur terre. Une métaphore tendre et naïve l’attachement des petits à leur doudou.
On parle souvent de l'attachement qui relie l'enfant à son doudou, mais qu'en est-il de l'inverse ? Un petit hibou attend patiemment sur les étals du magasin de faire la rencontre qui changera son existence. Il passera de la vie de simple jouet en compétition avec bien d'autres à celle, unique, de doudou.
Le texte est simple, adapté aux très jeunes enfants et les illustrations feront fondre les coeurs les plus endurci. Le doudou reste inanimé, seuls ses yeux bougent et fixent tour à tour le papa qui l'achète, les autres jouets, son jeune propriétaire... si bien qu'on adopte son point de vue et on comprend son envie de sécuriser le Bébé qui l'a élu. Magali Le Huche donne une belle place à cet objet qui apporte tant aux enfants dans leur découverte du monde : il rassure en cas d'angoisses, câline au moment de s'endormir et prépare doucement à se séparer de ses parents pour grandir.
Si vos tout-petits ont jeté leur dévolu sur ce premier ouvrage cartonné, la suite des aventures de Doudou et de Bébé sont également disponibles chez Actes Sud Junior

mercredi 9 mai 2018

Here comes the sun...

Les beaux jours s'installent et la tentation est forte de profiter des premiers rayons du soleil. Mais attention à ses dangers ! Il est pourtant facile de déjouer les coups de chaud avec de bons réflexes et des produits respectueux des besoins des enfants. 

Kietla : protéger les yeux des enfants avec style

C'est officiel vos enfants adoreront jouer les starlettes cet été avec la nouvelle collection Crazyg destinée aux 6-12 ans (voire plus pour les visages fins). Formes stylées et coloris rétros contenteront tous les goûts... et surtout les exigences de sécurité des parents. 



Très couvrantes, les lunettes Kietla sont conçues pour s'adapter au maximum au champ de vision des enfants. Grand avantage : les verres sont traités pour être polarisés, ce qui permet de supporter au maximum la réverbération du soleil sur l'eau ou la neige mais surtout d'avoir une vision bien contrastée en cas de grand ensoleillement, l'idéal quand on pratique du sport en extérieur !


Comme toutes les lunettes pour enfants Kietla, les lunettes Buzz, Rozz et Pizz de la collection Crazyg sont particulièrement résistantes et leurs branches peuvent être écartées sans souffrir. En plus, le prix est très accessible... et les lunettes peuvent même être utilisées en lunettes de vue si vous demandez à votre opticien de monter des verres à la vue de votre enfant ! 
Petits prix, style et sécurité : vous n'avez plus aucune excuse pour protéger les yeux de vos enfants !

EQ love : la crème solaire qui ne pourrit pas la plage

Les beaux jours sont l'occasion de renouer avec la nature... mais quel dommage de la détruire en se protégeant contre le soleil ! La crème EQ love est garantie sans les vilaines nanoparticules qui dérèglent les fonds marins, ni PEG, parfum ou colorants de synthèse. Après tout, si nous protégeons notre peau du soleil pour des raisons de santé, pourquoi le faire avec des poisons ?


En plus de leurs compositions, les produits EQ love sont parfaitement adaptés aux enfants. En plus de la traditionnelle crème solaire extra-couvrante, ils adoreront les sticks très haute protection de couleurs qui permettent de protéger les zones particulièrement sensibles comme les pommettes, les lèvres ou les cicatrices. 
Fabriquée en France et conçue sur les rivages du Sud-Ouest, EQ love est une marque de cosmétiques qui offre enfin une alternative efficace aux produits qui dénaturent notre éco-système. 

Lassig : s'hydrater sans polluer

On ne le répètera jamais assez : quand la température monte il est essentiel de se protéger du soleil mais aussi de bien boire. Pour ce faire, nul besoin de rajouter une tonne de plastique dans la poubelle !


Grâce aux gourdes Lassig, vos enfants auront chacun leur propre réserve d'eau aux coloris et motifs qui leur plaisent. Accessible par un système de paille qui se pince lorsqu'on ferme le couvercle, la gourde Lassig ne risque pas de fuir dans le sac ou de se remplir de sable.


On peut même la garder au frais dans le sac isotherme de plage ! En plus de permettre de réduire les déchets, cette gourde a été conçue dans la ligne directe des engagements de Lassig pour l'environnement, n'hésitez pas à l'ajouter dans vos valises ou vos sacs pour vos sorties !