mercredi 5 septembre 2018

Se souvenir de l'été

On l'aura compris, la rentrée est passée et il nous faut plonger à pieds joints dans l'année scolaire et ses différents impératifs. Et si, à l'occasion d'une lecture du soir, vous vous accordiez un retour en arrière de quelques minutes dans vos souvenirs d'été



Dans son cahier, une petite fille consigne ce qu'elle retiendra de son été. Des images, des moments, des proches ou des repas et beaucoup d'émotions qui échappent aux mots. 
Le petit livre à la couverture rose annonce tout de suite la couleur : on plonge dans un été vitaminé, peuplé de gourmandise, d'animaux et de jeux. La petite héroïne fait le bilan de son été en une énumération à la fois évocatrice (les pieds dans l'eau de la rivière, les couleurs du marché...) et mystérieuse. Le texte de Stéphanie Demasse-Pottier ouvre tous les possibles : par exemple, la petite fille fait mention de 9 amis attablés et Julie Brouant dessine non pas une soirée d'été entre copains mais une dînette entre poupée, elle dénombre 5 petites filles sur une balançoire, mais nous n'avons nulle information sur qui elles sont, leur lien de parenté ou l'occasion pour laquelle elles sont réunies. 


A la fois la petite fille partage ses souvenirs et elle n'en livre que quelques touches impressionnistes dont elle seule connaît la substance (qui est Grégoire ? A qui envoie-t-elle sa carte postale ? etc.). Le lecteur peut ainsi se saisir de ces souvenirs et imaginer les petites histoires auxquels ils font référence. Les illustrations, larges aplats de couleurs, pratiquent ce même art de la suggestion : quand on nous annonce "Ding et Dong, 2 dindons un peu fous", Julie Brouant nous montre une voiture qui arrive près d'une petite maison rose, des silhouettes de personnages dont on devine qu'ils regardent aux premier plan les deux animaux, sans que plus de détails soient nécessaires pour mettre en marche l'imagination : s'agit-il de la maison de la grand-mère de la petite ? Va-t-elle y passer une partie de l'été ? Retrouve-t-elle ce lieu chaque année ? Le lecteur à partir de 3 ans (mais bien après également) répondra lui-même à ces questions à l'aide de sa propre expérience. 
Cet album en apparence tout simple est une jolie invitation à imaginer... et à se souvenir de son propre été !


Une petite fille rentre à peine de vacances que déjà elle se lamente qu'elles soient déjà finies. Avec son petit frère, ils retrouvent quelques grains de sable au fond de leurs chaussures qu'ils décident de planter, dans l'espoir qu'ils fassent revenir l'été. 
L'échange des deux enfants est un concentré des souvenirs de leur été : sorbets citron, châteaux bravant l'océan, siestes sous les parasols... Ils compilent ainsi ce qui leur a autant plus et par-dessus tout les moments de partage et de complicités qui comme de petites "graines de sable" viennent se loger dans leur mémoire pour faire pousser de beaux souvenirs et la promesse de l'été prochain. 


Sans nostalgie mais avec beaucoup d'émotions, Sibylle Delacroix illustre le besoin de permanence des enfants (et aussi de leurs parents) : en se remémorant leur formidable été composé de plaisirs simples, ils passent doucement à autre chose. Les illustrations sont tout simplement adorable : l'ensemble est en noir et blanc hormis les grains de sable et les éléments qui naissent de l'imagination qui envahissent les pages d'un jaune citron lumineux et les quelques touches de bleu de leurs vêtements. 
Un adorable échange entre frère et soeur à lire à partir de 3 ans



Si vous aimez les carnets de voyage ou si vous cherchez l'inspiration pour vos voyages en famille, jetez un oeil sur le travail de la famille qui raconte son tour du monde sur le blog Du Globe au Blog. Certaines des pages de leurs carnets personnels y sont reproduites, il s'agit d'une véritable invitation à garder des souvenirs, mais surtout à voyager en famille !

mardi 28 août 2018

5 astuces pour la rentrée

Cette année, on aide les enfants à gagner en autonomie et à mieux gérer leur matériel ! 5 produits pour faciliter la rentrée et mettre un peu plus d'autonomie et de conscience dans les cartables cette année. 

1/ On accompagne encore un peu plus nos enfants sur le chemin de l'autonomie.

Dans beaucoup de familles, les matins sont souvent tendus, voire carrément apocalyptiques en ce qui concerne la préparation des enfants. Une scène en particulier semble catalyser l'énervement parental : l'enfilage des chaussures ! Après 10 minutes de cris et de larmes ponctués par les éternels "on va être en retard" et "dépêche-toi"les chaussures sont enfilées... mais à l'envers ! 
Sachez que la solution au problème tient dans votre boîte aux lettres ! Grâce aux stickers de Munut, plus la peine de se battre pour faire enfiler les chaussures à vos bambins, cela devient un jeu de puzzle ! 


Disponibles dans de multiples versions, les autocollants hauts en couleur raviront les plus petits qui s'amuseront à reconstituer leur puzzle "camion de pompier" ou "koala" ou les plus grands fans de poney ou de motifs plus discrets. 
Les stickers Pegsun par Munut sont des clins d’œil sympathiques à glisser dans les chaussures de vos enfants et qui leur permettront de gagner en autonomie tout en personnalisant leurs affaires. Un bon pas vers des matins plus paisibles. 

2/ On met les chances de son côté du point de vue du graphisme

Une bonne tenue du stylo est un atout de taille dans l'apprentissage de l'écriture. Malheureusement ce n'est pas un geste facile à acquérir pour tous les enfants. Plutôt que les laisser suer à grosses gouttes sur leurs cahiers d'écriture, Bic, fabriquant français chouchou des cartables d'écoliers, a mis au point un stylo adapté aux petits doigts encore patauds, le Bic Twist System.


Grâce à une simple rainure, les doigts se positionnent dans la meilleure position pour écrire, que l'enfant soit gaucher ou droitier. En plus de cette forme ergonomique, le stylo possède l'avantage d'être très léger et de limiter la fatigue. Les plus soucieux de leur budget et de l'environnement sauront qu'il est en plus rechargeable ! Et que les phobiques des capuchons perdus se rassurent, le stylo se clipse !
Un bon allié à glisser dans la trousse de votre enfant dès le CP ! 

3/ On limite son empreinte écologique... avec de la colle ! 

Ah, la colle Cléopâtre et son inénarrable odeur d'amande ! Elle fait figure de vraie madeleine de Proust pour des générations d'écoliers qui l'ont mangée utilisée ! Si votre enfant entre pour la première fois à l'école élémentaire, vous serez peut-être surpris de constater le nombre astronomique de bâtonnets de colle demandés par les enseignants sur les listes de fournitures scolaires (et la raison nous la connaissons tous pour l'avoir expérimenté : oui, les enfants mangent la colle !).

Made in France et écolo, le bâtonnet Mini CléoBio est en vente à partir de 3.98 euros
La rentrée est l'occasion de saluer l'innovation chez Cléopâtre qui fabrique des colles depuis 1930 mais s'adapte aux défis du monde actuelle en créant un bâtonnet de colle rechargeable Mini Cléobio et rempli de colle végétale constituée d'amidon et d'eau. 
Reste à évangéliser les enseignants ! 

4/ On recouvre les livres en pensant aux autres 

Depuis 20 ans Handicap International commercialise son Kit Plio pour soutenir ses actions dans le monde entier en faveur des victimes trop nombreuses des conflits. Parmi ces actions, on notera qu'Handicap International agit pour l'éducation des enfants handicapés en Afrique de l'Ouest


Si l'argument solidaire ne fait que modérément vibrer votre fibre consommatrice, sachez que le Kit Plio est aussi... un véritable avantage pour les parents, beaux-parents, grands-parents, tatas, tontons, enseignants qui doivent se pencher sur la corvée de couvrir les livres tant il la simplifie ! 

5/On augmente la durée de vie des fournitures

Si comme beaucoup votre enfant est un mâchouilleur, mordilleur, dévoreur de stylos... ne désespérez pas ! HopToy's commercialise des embouts spécialement conçus pour résister aux petites dents et protéger le matériel de votre enfant.
Embouts Ark Briks, à partir de 7.92 euros

Embouts à mâchouiller Ark Krypto à partir de 7.92 euros

Profitez de cette occasion pour préparer votre rentrée à -20% jusqu'au 4 septembre avec une multitude de produits malins sélectionnés par ce site qui trouve des solutions pour adapter l'apprentissage à tous les enfants, porteurs de handicap ou non. 

mardi 10 juillet 2018

Pour jouer comme les grands

Le jeu de société est un ciment d'une famille. On joue aux tarots entre cousins sur la route des vacances, on égaye les après-midis avec les grand-parents autour d'un jeu de dames et on s'écharpe joyeusement à cause d'une partie de Uno. Synonymes de vacances, de partage, mais aussi révélateur d'une culture familiale, ces jeux peuvent parfois être frustrants pour les plus jeunes qui ne sont pas encore en âge de comprendre toutes les règles et les combines.


Le tarot est le jeu traditionnel indémodable à mon sens. Il requiert de la stratégie mais surtout de la collaboration au sein de la même équipe et reste prisé par les groupes d'adolescents, même à l'heure où il semble que le numérique a révolutionné les façons de sociabiliser. 

Le coffret coloré édité par la marque de jeu de cartes iconique Grimaud propose d'initier les plus jeunes à partir de 6 ans. J'ai tout de suite été partante pour tester cette version qui m'intriguait. En effet, enfant, j'étais très attirée par ce jeu du fait des illustrations des atout et du côté inquiétant du tarot divinatoire. D'un point de vue plus prosaïque, j'ai toujours trouvé très difficile d'expliquer ce jeu à un non-initié et j'étais curieuse de savoir comment Grimaud avait simplifié les règles.

Le résultat est très réussi et la simplification du jeu ne se limite pas à avoir adapté les cartes dans le style "bandes-dessinées". Le jeu se joue à 4 et chacun des joueurs joue pour soi, ce qui permet d'aborder la valeur des cartes avant d'aborder les variantes à 3 (ma combinaison préférée !), 5 ou 6 participants. Si vous n'avez pas joué depuis longtemps, c'est une bonne façon, quelque soit votre âge, de vous remettre à ce jeu passionnant. 


Le 8 américain (plus connu sous la forme du Uno), est un inconditionnel des jeux de société. Pour le rendre accessible aux enfants les plus jeunes tout en le pimentant un petit peu, Haba en a fait une version où les cartes ne sont autres que des oreilles de chien ! Plutôt que d'avoir l'intégralité de son jeu entre ses mains, le joueur à partir de 5 ans doit mémoriser celles qu'il a placé sur ses oreilles et les jouer en priorité jusqu'à se débarrasser de toutes ses cartes.


Le célèbre jeu est adapté aux plus petits : à la place des chiffres se sont des formes facilement reconnaissables qu'il faut associer, et la forme des cartes facilite la prise en main chez les plus petits. Les parties ne durent qu'une dizaine de minutes et sont tout à fait adaptées au temps de concentration des plus jeunes qui pourront enchaîner les parties au gré de leurs envies.


Petit regret : il n'y a aucune carte spéciale dans le jeu, il faudrait donc que la marque se penche sur une extension pour le faire évoluer avec les fameux +2 ou "changement de sens" qui pimentent la partie ! 


Le Chkobba est un jeu traditionnel tunisien mais qui existe également sous d'autres noms et formes en Italie. Si vous ne le connaissez pas, vous n'en serez pas moins happé par les parties qui se révèlent endiablées et plutôt très animées.


Le jeu se joue d'ordinaire avec un jeu de cartes classique, chaque joueur essaie d'amasser le maximum de points jusqu'à arriver à un nombre fixé par avance entre les joueurs. La difficulté du jeu traditionnel pour les plus jeunes est de retenir la valeur en point de chaque figure. La société Daradam, spécialisée dans l'apprentissage de la culture et de la langue arabe, a donc créé une version avec des cartes simplifiées où apparaissent les chiffres. Un enfant qui sait faire de petites additions peut donc commencer à jouer et il pourra développer sa rapidité de calcul. Attention cependant : le jeu requiert un certain sens de la stratégie, ce qui lui donne d'ailleurs tout son sel ! 


Les parties sont très courtes et on se prend au jeu dans la minute. Attention cependant à lire les règles sur le blog de Daradam avant de commencer à jouer, le dépliant est un petit peu obscur ! D'un point de vue culturel, le Chkobba est une bonne occasion de rappeler le rôle des nombreuses migrations dans la constructions des identités méditerranéennes : la scopa, mère du Chkobba a été rapportée en Tunisie dans leurs bagages par les migrants italiens du XIXème siècle...