lundi 22 avril 2013

Sélection : Gothique c'est chic !

Les beaux jours commencent à reprendre leurs droits sur l'hiver et vous désepérez de voir votre ado quitter son jean slim noir et sa tête de six pieds de long pour des imprimés vifs et un regard enjoué sur le monde en pleine renaissance ? Laissez tomber et adaptez-vous en voyant les nombreuses teintes du noir : 

- L'exposition qui vous fera aimer le noir : L'Ange du Bizarre au Musée d'Orsay (jusqu'au 9 juin 2013)
Paul Ranson, La sorcière au chat noir, 1893.
Les artistes n'ont pas attendu Stephenie Meyer pour se fasciner pour les puissances occultes. Les fans de Twilight pourront le constater en admirant les œuvres des nombreux courants artistiques qui ont frayés avec diables et satans depuis le XVIIIème siècle. Le romantisme noir touche à ce qui nous fascine et puise ses racines dans nos plus jeunes années : cauchemars, désirs, violence, contes inquiétants... La synthèse du courant artistique occidental proposée par le Musée d'Orsay permet de faire le point sur les frayeurs et de voir comment elles peuvent se catalyser et être transformée en œuvres d'art.
Les plus : la visite du musée est gratuite pour les moins de 18 ans, des ateliers sont proposés pour les plus jeunes à partir de 5 ans et on trouve des suggestions de visites en famille pour préserver les âmes sensibles. Toutes les informations sont disponibles sur le site du Musée d'Orsay.

- La série BD à partager en famille : Petit Vampire de Joann Sfar, Delcourt.



La bande-dessinée de Joann Sfar fait se rencontrer deux jeunes personnages qui souffrent de leur différence: Michel, un orphelin élevé par ses grands-parents et Petit Vampire, qui, comme son nom l'indique, fait partie du monde des ténèbres dans lequel il se sent un peu seul. L'humour de Joann Sfar, très noir par moment mais toujours très juste, séduira tous les âges : on y parle (assez logiquement) de la mort, de Dieu, d'amour... 
Le plus : comme toute série à succès, Petit Vampire été adapté sur différents support, en particulier en série animée télévisée (mais aussi en roman et peut-être au cinéma...), de quoi mettre tout le monde d'accord devant le poste du salon. 

- L'album pour convertir le petit dernier : Rufus de Tomi Ungerer, L'école des Loisirs



Il a fallu attendre 2009 pour que l'histoire de la chauve-souris Rufus, écrite en 1961 par le créateur des célèbres Trois brigands soit adaptée en France. L'histoire reprend les thèmes chers à Ungerer : le rejet des marginaux (la nocturne chauve-souris souhaite se faire aimer des lumineux papillons), mais aussi la véritable amitié et la solidarité.
Le plus : Rufus fait partie d'une famille d'animaux mal-aimés comme Crictor, le boa constrictor, Orlando, le vautour, Adelaïde, le kangourou boxeur... 

- La chanson à fredonner pour éloigner les cauchemars : Dracula de Thomas Fersen (2011).



Thomas Fersen est rompu à l'exercice de rendre les personnages les plus inquiétants attendrissants, comme le témoignent les personnages marginaux qui traversent ses opus précédents comme l'évocateur Pavillon des Fous (2005). Dans Je suis au paradis (2011), le chanteur-compositeur-interprète s'attaque aux loups-garous, sorcières et fantômes et ne laisse pas en reste le Comte aux dents longues. Passé maître dans l'art de mélanger les registres de l'imaginaire et du prosaïque, Thomas Fersen compare les blessures infligées par le vampire légendaire "deux minuscules piqûres dans le coup qui vous grattent" à celles, incurables qu'un amour déçu peut laisser dans le cœur. Rien de tel pour relativiser l'effroi suscité par le "prince des vampires". 
Le plus : le titre est en écoute libre sur le site du label Tôt ou Tard, si vos enfants accrochent à l'univers de Thomas Fersen, vous partirez un beau voyage dans la langue française accompagnés d'une multitude d'animaux, d'objets animés et de références culturelles. 

- La marque pour habiller toute la famille aux couleurs du gothique : Finger in the Nose
Une enseigne française qui habille toute la tribu de 3 mois à la femme enceinte dans des tissus de qualité et sans tomber dans le classicisme ou le simplisme ? J'ai nommé Finger in the Nose, dont le nom laisse entendre un style loin de celui du premier de la classe. Imprimés "partie de chasse" pour la grenouillère du bébé, tête de mort pour le cadet et maille filet pour maman, impossible de passer inaperçus à la kermesse de fin d'année. Cette saison, on la joue "black is beautiful" la collection Black Shadow :


Le plus : les deux enseignes parisiennes pour découvrir les pièces qu'on ne trouve pas dans les boutiques en ligne 11 rue de l'Echaudé, Paris 6 et 60, rue Saintonge, Paris 3 et l'immense vente privée que la marque organise (en général) au printemps avec plein de prototypes inédits. 

2 commentaires:

  1. En parlant de Stephenie Meyer, après avoir écrit mon "interview", je me suis dit que j'aurais dû te faire une blague et mettre Twilight en livre à transmettre à ma fille :D

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    1. quelle fabuleuse image de la maternité : son bébé lui dévore le ventre mais elle décide de le garder !

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