lundi 18 janvier 2016

Portraits graphiques

Deux albums pour commencer cette semaine avec des couleurs flashy, un style graphique et des portraits attendrissants.

Séverin Millet, Les trombines, Seuil jeunesse, 2015.
Les trombines sont 16 adorables personnages joufflus : il y a le hippie joueur de flûte, la princesse de haute lignée, le pirate des Caraïbes ou d'ailleurs... Mais, voyez-vous leur air mutin ? Derrière leurs visages bonhommes se cachent plus de 4000 autres : un barbu à diadème, un clown dévoreur de pastèque et pourquoi pas un vieil homme à monocle amateur de chupa chups ? 



Montés sur une reliure à spirale, chaque portrait est découpé en trois et permet toutes les fantaisies, et toutes les digressions. Les enfants à partir de 2 ans et bien longtemps après se réjouissent de créer de nouvelles têtes bizarroïdes et colorées et de leur inventer un CV tout aussi délirant. 
La relève de Raymond Queneau, poète facétieux des Mille milliards de poèmes, est assurée !

Alberto Sobrino, Julie Escoriza et Joan Casaramona, Marmaille et compagnie, 2015.
Il paraît que le plus fort du monde est le gros costaud du cirque... Mais pourquoi ça ne serait pas cette maman qui trouve la force de mettre au lit ses enfants avec une histoire alors qu'elle est harassée par sa journée de travail ? Ou ce grand-père qui sort de son lit chaque jour alors que certains son corps lui fait mal ? Ou ce petit garçon qui a défendu son camarade contre le gros dur de la classe ? 
Cette délicieuse litanie est emportée par des illustrations aux couleurs franches qui réchauffent le coeur et donnent le sourire. D'ailleurs, tous les personnages de l'album qui pourraient chacun prétendre au titre de "plus fort du monde" ont le sourire. Ils n'ont pas tous des vies faciles, ils ont parfois des tâches harassantes ou un passé compliqué, mais ils sourient à la vie. 
Leurs patronymes à rallonge ont des sonorités aussi colorées que les illustrations de Julie Escoriza et Joan Casaramona : on croise Geronimo Mirage, Eustache Venceslas, Aquilin Altermondi et Raymond Pomelo... Les enfants se délectent de ces sonorités qui provoquent un effet comparable au vocabulaire si tarabiscoté de Claude Ponti.
 Ils apprécieront les tendres portraits qui constituent cet album peu commun à partir de 4 ans

Pour aller plus loin : 
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