lundi 21 mars 2016

Famille nombreuse

Un vague cousin dresseur de chien. Une sœur rugbywoman de naissance. Un grand-père normalien. Une tante par adoption rescapée des camps et très bonne cuisinière. Une cousine par alliance vegan et piètre cuisinière. Un arrière-grand-père absent. Une meilleure copine fan de la Reine des Neiges. Une tatie un peu hystérique. Des cousins en veux-tu en voilà qui prient dans trois langues différentes trois dieux différents qui, pour leur part, ne répondent dans aucune langue. Des parents qui ne prient pas. Un parrain de haute lignée bourgeoise. Des aïeux fermiers. Une arrière-grand-mère fille-mère. Un papa parisien et un bon-papa basque.


On se pose souvent la question du nombre d'enfants que l'on souhaite mettre au monde, du meilleur moment pour entamer cette plus ou moins vaste entreprise de reproduction, de l'équilibre périlleux entre le temps, l'argent et le désir. Une famille se limite-t-elle au nombre de lignes remplies par l'officier d'état civil ? Aux branches pré-dessinées des arbres généalogiques des albums de naissance ? Le destin d'un enfant est-il déterminé par sa place dans une fratrie plus ou moins nourrie ? 

Un grand-père apprend à faire du vélo au beau-fils de sa fille. 
Une copine éloignée envoie par courrier un cadeau de naissance qui deviendra le doudou préféré. 
La maman d'une copine de classe cuisine le meilleur gâteau au chocolat qui ne sera jamais mangé. 
Un grand-oncle maternel enseigne les premiers mots en anglais. 
Un demi-frère initie aux joies du jeu de tarot. 
Une marraine donne les premières leçons de piano. 
La fiancée de la cousine montre comment on danse correctement le tango. 

La famille, loin d'être limitée par les liens du sang, n'est que le premier des cercles qui mènent à un lien beaucoup plus important, celui entre les coeurs. Quand on sait que la famille est bien plus complexe que dans les perceptions étriquées des traditionalistes, quand on a été élevé pour reconnaître la transmission et l'amour où ils se trouvent, on a un coeur plus doué pour créer du lien. Dans le cas contraire, ne vous inquiétez pas, il n'est jamais trop tard. 

Ayons des familles nombreuses, riches de frères, de soeurs, de demi-frères, de quart-de-belle-mères , de pères spirituels ou de bons potes. Si vous souhaitez de nombreux enfants, n'hésitez pas plus longtemps, mais n'oubliez pas de leur enseigner que tous les liens d'amour sont dans la nature. 

Pour aller plus loin : 

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